Manuel Valls peut-il réussir ? Il est bien sûr trop tôt pour le dire. Trop tôt pour savoir si les actes suivront les mots. Trop tôt pour mesurer si le choc de confiance attendu ne mutera pas – une fois de plus – en pschitt de défiance, par excès de synthèse élyséenne. Trop tôt surtout pour évaluer si, La Rochelle maintenant passée, le social-libéralisme décomplexé du Premier ministre se révélera idéologico-compatible avec le socialisme d’Epinay. Gare aux désillusions ! Chacun pressent pourtant que si rien n’est joué, les lignes ont déjà bougé. Sur l’offre politique, la manière de gouverner, la relation au pouvoir.
Le dos au mur, le Premier ministre se voit en héraut des modernes contre les archaïques.