Ce matin, le Président de la République est à la Une de L'Opinion, qui titre "François Hollande face à la rue".
Force est de constater que tout le monde, ou en tout cas beaucoup de monde, a sous-estimé la capacité politique de celui qui fut l'apparemment insignifiant Premier Secrétaire du Parti Socialiste. On peut dire que ce poste, à la tête d'une organisation contradictoire et ingouvernable, ainsi que son apprentissage auprès de Mitterrand, lui aura appris bien plus que l'on croit.
En effet, prenons la séquence d'événements qui a conduit le maire de Tulle à devenir président de la République.
Fin 2011, alors que DSK est l'archi favori de la gauche, Hollande commence à se préparer (1), au cas où. En effet, tout comme on peut imaginer que Sarkozy pensait peut être gagner sans combattre, une fois que le CV de l'ancien directeur du FMI aurait été révélé, il est possible de penser que Hollande lui aussi, même s'il se défend de jamais n'avoir rien vu, rien su, rien entendu, doutait de la solidité
