Dans cette France en crise et qui doute d’elle-même, la guerre intestine que se livrent les grands féodaux du Parti socialiste paraît à première vue scandaleuse et folle. Scandaleuse parce que soulignant le décalage insensé entre la préoccupation des Français et l’entreprise de démolition mutuelle à laquelle ces combattants s’adonnent, fournissant au passage ses meilleurs arguments au Front national. Et folle parce qu’il est inimaginable qu’un parti de gouvernement, dans un des pays les plus ouverts au monde, en soit encore à s’écharper sur des dogmes que toutes les grandes démocraties modernes ont déjà dépassés depuis longtemps.
Pourtant, derrière ce déferlement de haine fratricide, se cache peut-être l’espoir de trouver une voie de passage, une manière de sortir de toutes ces postures archaïques. Et le mouvement initié par Manuel Valls, son déplacement vers le centre, s’il ne trompe personne