mercredi 17 septembre 2014

Valls commence à faire du Hollande

Oublié le briseur de tabous ! Endormi le réformateur permanent ! Envolé le social-libéral offensif… Prononcer deux discours de politique générale à cinq mois de distance, c’était s’exposer au piège de la comparaison. Valls I, Valls II, même combat ? Pas vraiment. Comme il a changé, le Premier ministre, après ce semestre délétère ! En avril, Valls faisait du Valls. En septembre, Valls commence à faire du… Hollande. Passons sur son abus d’anaphores. Sur cette manière décomplexée de s’attribuer la baisse de l’euro pour mieux dissimuler notre crasse impuissance en Europe. Ou encore sur cet art du compromis laborieux à propos du calendrier électoral.
Il y a plus préoccupant. Happé par l’impopularité du Président, le Premier ministre adopte

Discours de Manuel Valls : on est encore loin de la vraie rupture nécessaire

16 SEPTEMBRE 2014 par LES4V dans ECONOMIE, FISCALISME, LA UNE, POLITIQUE 

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Le discours prononcé par Manuel Valls, en quête de légitimité, reflète l’échec de du gouvernement à imposer des réformes de fond, indispensables au redressement du pays, et ce sur plusieurs sujets :
  • Le calendrier des élections départementales et régionales ont certes été fixées, mais le débat de fond sur la réforme territoriale et l’allègement des échelons administratifs n’a pas été abordé. Il est pourtant nécessaire qu’un vrai débat sur le rôle de l’état et des missions des collectivités territoriales ait lieu.
  • Il promet 50 milliards d’économies en terme de dépense publique par rapport à la tendance, alors que nous estimons qu’il faut faire 200 milliards d’économies nettes.
  • Il refuse d’ouvrir le débat sur la durée du temps de travail, contrairement à ce qu’avait annoncé Emmanuel Macron, en affirmant que « ce n’est pas une priorité » dans le cadre des réformes prévues par la majorité. Pourtant, responsabiliser les entreprises sur ce sujet contribuerait fortement à la création d’emplois et à la relance de la croissance du pays.
Pour Nous Citoyens, le discours prononcé par le premier ministre n’est ni crédible ni concret à propos de sujets qui, pourtant, nécessitent des actions rapides et urgentes. Nous Citoyens propose des réformes efficaces et pointues, notamment en matière de dépense publique et d’emploi, permettant de relancer l’économie française en berne.

Nous citoyens.

mardi 16 septembre 2014

24 mois Il ne nous reste plus que 24 mois avant que les colères françaises se cristallisent autour du Front national pour le porter au pouvoir à Paris

24 mois
Je suis proprement sidéré que toutes nos élites ne soient pas plus conscientes d’une évidence : il ne nous reste plus que 24 mois avant que les colères françaises se cristallisent autour du Front national pour le porter au pouvoir à Paris. Et comme certaines promesses sont viscéralement dans l’ADN du FN, Marine Le Pen devra ce jour-là 1°) faire sortir la France de l’Union européenne 2°) dynamiter l’euro 3°) instaurer la préférence nationale, c’est-à-dire le tri des hommes sur notre territoire (notamment dans nos sociétés de HLM). C’est à dire mener une politique misérable, résolument anti-française.
Dans 24 mois - demain donc -, tout sera plié.
Si dans les 24 mois à venir un espoir solide ne naît pas en-dehors du cadre des partis discrédités, s’en sera fini de la France républicaine - celle qui a toujours rêvé d’inclure tout le monde.
Si dans les 24 mois qui nous restent encore vous vous obstinez à croire, cher lecteur, en l’homme providentiel au lieu de parier sur un peuple providentiel, vous n’aurez plus en 2017 que vos yeux stupéfaits pour pleurer.
Si au cours de ce délai très bref vous n’agissez pas vous-même - au lieu de tout attendre d’un Nicolas Sarkozy, par exemple (êtes-vous au courant que les Français ont pour de vrai viré cet homme ?) ou d’un ou une autre - vous êtes positivement fou.
Si dans les 24 mois décisifs que le destin accorde encore à la France - si nous les avons ! -

Onfray et la bêtise de la gauche

Posted On 16 sept 2014

Goldnadel

Après avoir ironisé sur l’enseignement de la théorie du genre à l’école, Michel Onfray a essuyé une salve de critiques. Gilles-William Goldnadel y voit la marque des obsessions chroniques de la gauche morale.

Je suis furieux contre Joséphine. Cette ancienne militante socialiste a publié chez Plon «La bêtise de gauche*» que j’avais promise pour la fin de l’année à un autre éditeur. Tant pis pour moi. Tant mieux pour nous. J’aurais passé beaucoup de temps et user beaucoup d’encre à écrire ici et là que plutôt qu’insulter la gauche de ce pays, il fallait la moquer en lui visant la tête.

Il n’est plus nécessaire de la toucher au cœur, depuis que la morale de la gauche du même nom a explosé en vols, rapines et impostures.
Lui reste le cerveau qu’elle voudrait préserver au moyen des médias qui lui sont réservés.
Las, Joséphine décrit sans fard ses camarades d’autrefois, hier encore flambants, qui rasent, penauds, les murs.
C’est vrai qu’ils sont rasants, ceux qui rasaient gratis. Il fut un temps, pas si vieux que cela, d’avant Léonarda, ou

Cameron a tort de dire que les monstruosités de l’Ei ne sont pas musulmanes

Posted On 16 sept 2014

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Je condamne ce nouvel acte de la barbarie musulmane, et je partage la douleur du peuple britannique qui pleure la perte cruelle de son enfant David Haines.
Mais je suis plus que choqué, indigné, par le discours pathétique, irresponsable et indécent sur la déculpabilsation de l’islam et l’innocence des musulmans par le premier ministre britannique.
Tous les musulmans ne sont pas des égorgeurs, mais tous les égorgeurs sont musulmans
Vous avez osé, Mr Cameron, déclarer que ceux qui décapitent ne sont pas des musulmans, mais des monstres. Tous les musulmans ne sont certes pas des égorgeurs en puissance, mais tous les égorgeurs sont musulmans.
Ils ont été enfantés par l’islam lui-même, qui a fait de la mort le culte de la vie. De toutes les religions

Entretien avec Jacques de Guenin, par Grégoire Canlorbe


Guenin
Jacques de Guenin est un économiste et militant libéral français. Il est ingénieur de formation, ancien élève de l’École des Mines de Paris et titulaire d’un Master of Sciences de l’université de Berkeley (Californie). Il a fait à partir de 1958 sa carrière professionnelle au sein d’Exxon Mobil puis de PSA Peugeot-Citröen dont il était un des dirigeants avant sa retraite en 1993. Il a été maire de son village de Saint-Loubouer de 1995 à 2005.
Il est membre du comité directeur de Liberté Chérie et administrateur de l’ALEPS. Il est également membre de l’International Society for Individual Liberty (ISIL).
Élève de deux prix Nobel d’Économie (Maurice Allais et Robert Solow), il a publié lui-même divers travaux dans cette discipline.
Cet entretien a été préparé et conduit par Grégoire Canlorbe, étudiant en économie et en philosophie des sciences.
1. Frédéric Bastiat figure parmi vos auteurs de prédilection, que vous citez fréquemment et que vous tenez en très haute estime.Sous quelles circonstances et pour quelles raisons avez-vous découvert l’œuvre de Frédéric Bastiat ? Avez-vous instantanément reconnu son génie après avoir commencé de le lire ?
Je fais partie d’un Cercle libéral qui s’appelle l’Association pour la liberté économique et le progrès social (ALEPS). En 1983, l’ALEPS organisa un colloque sur Frédéric Bastiat. Parmi les orateurs, il y avait Florin Aftalion, Henri Lepage et Leonard Liggio. Florin Aftalion et Henri Lepage racontèrent comment ils avaient découvert Bastiat par

Les occidentaux, défenseurs ultimes du « vrai »islam

Par Lucien SA Oulahbib 

Ainsi le "vrai" existe, l'absolu aussi, plus rien ne serait relatif en particulier la césure entre "barbarie" et "civilisation", "répugnant" et non répugnant, cela existe ! n'en déplaise aux théories du (trans)genre, il n'y aurait donc pas que du gris, du mélange, de l'indifférent, du queer, du "ni ni" (Derrida) du "si oui alors non" ("si a alors b" de Lyotard) l'Universel triomphe enfin et même l'Arabie Saoudite wahhabite s'est rangé sous cet avis qui fera date. 
On croit rêver tout de même. Fabius enfonce le clou et fait même des leçons de sémantique la reprenant là où elle avait été arrêtée, au Mali, les officiels ne parlant à cette époque que de "terrorisme". Puis le terme "djihadisme" refit surface, mais fut vite limité, limé, gonflé à l'hélium soufi car son caractère sulfureux peut donner des idées à quelques "djeunes". Aussi est-il temps au même titre qu'une campagne contre l'alcoolisme au volant ou contre le tabac, de parler d'égorgeurs du "Daesh", et, sûr ! plus personne n'en consommera, on demandera même la carte d'identité ou le passeport à l'entrée du cinéma "Daesh" avant "démolition", d'ici peu promis (2017…tiens, tiens…).


Le must pourtant serait que des troupes au sol saoudiennes aillent au contact, des troupes jordaniennes, troupes des émirats aussi, mais les "Américains" ne voudraient pas, ils ont sans doute raison tant rien n'est certain quant à ces fantassins d'opérette. En même temps