vendredi 22 mai 2015

Pourquoi, réforme après réforme, l’école de la république va inexorablement dans le mauvais sens, malgré toutes les bonnes intentions, moyens humains et matériels supplémentaires ?

Par Vesselina Garello.
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Loin d’être simplement le dernier sujet d’actualité, la réforme du collège entreprise par le gouvernement touche à un point vital de la société française. C’est pourquoi les inquiétudes autour de cette réforme sont justifiées – c’est précisément au collège et à l’école en général que se construisent les modes de pensée et s’acquièrent les bases en capital humain, mais aussi les habitudes de travail, d’assiduité, d’ouverture d’esprit et d’appétit pour le savoir. Former les esprits est une tâche délicate et difficile – comme le dit très joliment Pierre Reverdy, « une éducation trop rigide glace l’âme, une éducation trop lâche la perd. »
Manquer cette étape est malheureusement signe de très mauvais départ dans la vie. Or, on constate que malgré tous les moyens qu’on y consacre (premier poste budgétaire de l’État avec plus de 88 milliards d’euros de dépenses par an) et malgré toutes les réformes possibles et imaginables, le succès n’est pas au rendez-vous. Les statistiques et classements internationaux le démontrent clairement – les Français sont plus illettrés que jamais. Pour résumer, nous passons quinze ans de notre vie dans une institution où non seulement nous n’apprenons rien, mais, l’a-t-on appris récemment grâce à Najat Vallaud-Belkacem, on s’ennuie à mourir !
Que s’est-il passé ? Pourquoi, réforme après réforme, l’école de la république va inexorablement

jeudi 21 mai 2015

Université d'automne en économie autrichienne


5ème édition à Troyes du 2 au 4 octobre 2015

Pour la cinquième année consécutive, et en partenariat avec 24hGold et l’ESC Troyes, l'Institut économique Molinari vous invite à son Université d’automne en économie autrichienne. Le thème abordé cette année est : « Les réglementations ».

La 5ème édition de l'Université d'automne en économie autrichienne, conformément à sa raison d'être, propose une série de conférences visant à initier les participants aux fondamentaux de cette école d'économie. En suivant le cycle de 5 conférences « Économie en 5 leçons », ils acquerront la capacité

Débureaucratisons l'Education, vite !




 

Communiqué

Débureaucratisons l'Education, vite !


Le Parti Libéral Démocrate condamne la promulgation autoritaire par décret, de la réforme des collèges de Madame Vallaud Belkacem. Les éléments intéressants du texte sont le petit pas vers l’autonomie, l'amélioration de la coopération entre les différents acteurs de la région et la nouvelle définition du métier d'enseignant. Mais ils sont très insuffisants, et s’accompagnent de mesures désastreuses, en particulier pour les langues. La succession ininterrompue de bricolages sans cap affaiblit l’école, comme l’attestent les

mardi 19 mai 2015

L'imposture Piketty



Le dernier ouvrage de Thomas Piketty, le Capital au XXIème siècle, a reçu un accueil considérable. Il est encensé par les partis de gauche, auxquels il offre une caution morale pour justifier plus d'interventions étatiques.

Reste que ce combat pour l'égalité n'est rien d'autre qu'une imposture : la plupart des chiffres, graphiques et modèles utilisés sont truqués. Une telle mystification est d'autant plus dangereuse qu'elle bloque le progrès porté par l'innovation et les entrepreneurs, et donc la création d'emplois.

Au final, ce discours ne fait que renforcer la pire des inégalités : le chômage.

Bien que les erreurs théoriques de cet ouvrage aient été largement dénoncées par le monde universitaire, celui-ci n'a pas assez pris en compte que l'encouragement à s'enrichir

lundi 18 mai 2015

« Notre » reprise ou celle des autres ?


Publié le  dans Économie générale
Par Gabriel A. Giménez RocheUn article de l’Institut économique Molinari
france croissance zero rené le honzec
Les nouvelles d’une reprise économique, quoique timide, commencent à se répandre. Les exportations, l’investissement étranger et les salaires ont augmenté. La BCE revoit à la hausse ses prévisions pour la croissance française en 2015. L’Europe semble, quant à elle, avoir repris le chemin de la croissance depuis 2012.
S’il est trop tôt pour se réjouir, il faut surtout éviter de se faire des illusions car, à ce stade, le moteur

Il faut privatiser les services de l’Eta


par 
Dans un article publié dans le Financial Times, un des anciens conseillers du Premier ministre britannique, David Cameron, écrit que « moins d’Etat est un devoir moral pour un décideur politique ». En effet, l’IREF a montré que les baisses des dépenses dans les ministères britanniques mises en place par le premier ministre David Cameron sont 6 fois plus importantes que celles préconisées par le gouvernement français.

Après la suppression de plus de 400 000 fonctionnaires, les dépenses publiques britanniques représentent aujourd’hui 41 % du PIB contre 56 % en France. Mais ce qu’on sait moins en France c’est que toutes ces suppressions de postes de fonctionnaires n’ont pas été forcément suivies de licenciements secs mais aussi de reclassements dans le privé. Exactement comme le ferait une entreprise sur le marché. Car réformer l’Etat c’est continuer à proposer des services sans en avoir le monopole.
De nombreuses administrations ont donc sous-traité leurs missions ou les ont

dimanche 17 mai 2015

Laurent Lafforgue | « Je ne fais plus confiance à l’école dite républicaine »

Lafforgue
L
e mathématicien français Laurent Lafforgue est récemment intervenu lors de la commission d’enquête sur le service public d’éducation, au Sénat le 2 avril 2015. Il fustige l’état de l’enseignement en France, affirmant n’avoir plus confiance en l’école « républicaine » et ne plus fonder son espérance que sur l’existence « de petits îlots d’instruction et de transmission des connaissances, grâce au travail d’instituteurs ou de professeurs isolés » (cf. plus bas). Pour lui, il faudrait « accorder la priorité absolue à la lecture, à l’écriture, à la grammaire, et à tout ce qui assure la maîtrise de notre langue » et « développer l’apprentissage de la littérature, des mathématiques et des sciences, où l’on raisonne vraiment, où l’on démontre, et du latin et du grec, qui, mieux que toute autre discipline, forment l’esprit. »
I
l défend aussi l’idée d’une laïcité entendue comme la non-imposition de leurs convictions par les professeurs. S’il constate que l’amour du savoir est encore présent en France, il reste pessimiste : il a fallu des décennies pour détruire notre excellente école française, il faudra des décennies pour la rebâtir. Selon lui, l’école mathématique française elle-même,